Abdoul Anlym Mladjao est un jeune comorien établi en France. Il est l’ auteur du roman « Rentre ou ferme là ». Diplômé en Sciences politique, Abdoul Anlym travaille dans le e-commerce. Dans cette entrevue, il nous parle de son premier roman « Rentre ou ferme là ». Pour Abdoul Anlym certains pensent que ceux qui ne sont pas rentrés au pays sont des traîtres et que ceux qui sont retournés ont fait des sacrifices pour le bien être du pays. Pour lui, le titre de son livre évoque 3 dimensions de la société. D’une part il lance un pic à ceux qui considèrent que l’on doit se taire et ne pas donner son avis sur ce qui se passe au pays à moins de rentrer ; d’autre part le titre est aussi un clin d’œil à la tradition comorienne et enfin à l’intégration des africains en France. Mladjao passe en revue les questions brûlantes de la société comorienne comme le villagisme, le larbinisme des comoriens et le grand mariage entre autres. Il estime que la jeunesse comorienne est lâche, ne réagit pas mais passe tout son temps à critiquer. Le jeune écrivain persiste et signe que retourner aux Comores peut équivaloir à une annonce de descente aux enfers. Selon lui, le manque d’infrastructures, d’électricité et d’eau empoisonne la vie du peuple et ne permet pas non plus d’entreprendre aux Comores. Mladjao trouve que ceux qui arrivent à vivre aux Comores avec leur principe sont les plus grands djihadistes du monde. Il revient sur la question de la pratique religieuse aux Comores et la stigmatisation des chiites. Selon lui, il y a toujours eu des pratiques chiites chez les sunnites comoriens et qu’il est nécessaire que l’on trouve un cadre d’entente  afin que chaque courant puisse pratiquer librement la religion islamique sans manipulation politique. L’auteur de livre « Rentre ou ferme là » parle de son prochain roman qui évoquera les migrants africains qui prennent des bateaux de fortunes au prix de leurs vies pour rejoindre l’hexagone.

14 février 2016

Aujourd’hui ceux qui sont aux Comores vivent l’Enfer #Par Mladjao Abdoul Anlym »

Abdoul Anlym Mladjao est un jeune comorien établi en France. Il est l’ auteur du roman « Rentre ou ferme là ». Diplômé en Sciences politique, Abdoul Anlym travaille dans le e-commerce. Dans cette entrevue, il nous parle de son premier roman « Rentre ou ferme là ». Pour Abdoul Anlym certains pensent que ceux qui ne sont pas rentrés au pays sont des traîtres et que ceux qui sont retournés ont fait des sacrifices pour le bien être du […]
12 janvier 2016

Revenir aux Comores après mes études en France était mal vu par beaucoup de gens #Farahati Moussa

Farahati Moussa est juriste consultante et coach IRR. Née aux Comores, elle a fait une partie de ses études universitaires au Maroc avant de partir en France. Diplômée en droit des personnes vulnérables, Farahati décide de retourner aux Comores car elle ne se sentait pas très utile en France. Malgré les mises en gardes de tout bord, elle décide de tenter l’aventure  car elle considère que le développement des Comores ne sera pas l’œuvre des étrangers mais plutôt celle des […]
29 décembre 2015

Notre commerce de poisson prospère mais les délestages paralysent nos activités # Riama Alhamide Présidente de l’ACVP

Dans cet entretien, Riama Alhamide connue sous le nom de Mama Ladhati passe en revue les activités de l’association comorienne des vendeuses de poissons(ACVP) dont elle est la présidente. Elle revient sur l’organisation de leur structure et des infrastructures qui sont à leur disposition. Maman Lathati insiste sur la nécessite pour le gouvernement de mettre fin aux délestages car l’absence courante de l’électricité freine plus souvent leur commerce  
9 novembre 2015

Rencontre avec Absoir,Un des pionniers du Slam aux Comores #Entretien

Dans cette interview, Absoir évoque son parcours, ses activités en tant que slameur. Il passe en revue ses ateliers, les rencontres et le fruit de ces échanges qui influencent largement sa vision de la vie. Il parle également de la mentalité comorienne, pour lui si c’est vraiment une mentalité propre aux comoriens, la changer sera difficile on peut par contre la réformer, c’est comme le grand mariage, il n’a pas besoin de disparaître, on doit juste le réformer. Selon lui, […]