Par Saïd Abass Ahamed, docteur en Sciences Politique, professeur de Négociation

L’objectif de cette note est d’évoquer les défis et challenges que doivent affronter les Comores dans la formation d’un personnel de qualité dans le secteur touristique.

L’industrie du Tourisme ne peut devenir créatrice d’emplois en l’absence de personnel compétent et surtout si les infrastructures touristiques demeurent à l’état néant.

Historiquement le groupe Accor avait bâti l’hôtel Accor, devenu Comotel, le Moroni est aujourd’hui devenu Le Retaj. Pendant cette période les investisseurs dans ce secteur étaient uniquement préoccupés à capter les devises des touristes sans se préoccuper de la formation de la main d’œuvre. Le gouvernement Sambi prit la décision de détruire l’hôtel Galawa au nord de l’Ile de Ngazidja. Cette décision n’est pas la première incohérence des responsables comoriens.

A Mohéli, il n’existe pas d’hôtel étoilé. Ce n’est que récemment qu’un projet similaire a débuté. A Anjouan, il existe un complexe de standing international à Domoni et à l’inverse l’hôtel Al Amal qui fut l’hôtel présidentiel dans la période Abdallah est aujourd’hui complétement négligé.

Les Comores comme l’ensemble des pays de l’océan indien possèdent un potentiel touristique illimité. L’inexistence d’une politique touristique nationale a rendu ce potentiel quasi inexistant.Des pays comme l’Ile Maurice et les Seychelles ont amorcé une politique nationale d’Industrialisation du tourisme dès le début des années 1980.

En l’absence d’infrastructures adaptées, des initiatives isolées naissent. C’est le cas du Centre de Formation aux Métiers du Tourisme et de l’Hôtellerie (CFMTH). Ce centre géré par le gouvernorat de Ngazidja accueille dans le cadre d’une école de seconde chance, des jeunes pour les former en une année, aux différents métiers du tourisme. Les candidats sont recrutés à un niveau de troisième. Depuis son ouverture le centre forme cette année la neuvième promotion. La formation dure une année et se répartit entre des études théoriques et un long stage pratique et un retour au centre avant de quitter définitivement. Par promotion le centre reçoit entre 15 et 40 étudiants.

Le contenu pédagogique porte sur les métiers de cuisine, Agent d’accueil, la restauration. Le centre reçoit des élèves de l’ensemble des iles Comores. A la fin de la formation les élèves reçoivent une attestation de fin de formation. Depuis cette année les élèves reçoivent un brevet d’étude supérieure.

Cependant concernant l’aspect cuisine, l’école souffre de l’absence de cuisine d’application.

Ici en lieu et place d’une recommandation, nous formulons un appel à la diaspora pour aider cette école à acquérir une cuisine d’application afin que les étudiants puissent pratiquer la cuisine pendant la formation.

 

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2 octobre 2015

Centre de Formation aux Métiers du Tourisme et de l’Hôtellerie (CFMTH)

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2 octobre 2015

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