Culture & société

Hachimya Hamada est une  cinéaste et réalisatrice comorienne. Née en France , cette jeune réalisatrice découvre à l’âge de 21 ans le pays d’origine de ses parents : l’Archipel des Comores. Sortie diplômée de l’Insas en 2004, elle a choisi d’orienter son travail de mémoire sur le thème de l’exil et du déracinement, sujets qui la préoccupent et qui répondent à sa quête identitaire franco-comorienne. Son intention première est d’explorer de manière insatiable, par le biais du cinéma, l’histoire du pays de ses ancêtres, puis les mœurs et les coutumes vécus par les habitants des îles. Ceci, tout en évitant de tomber dans un engouement exotique car les réalités sociales vécues par les comoriens sont souvent pesantes.
Destin tracé est un documentaire dans lequel Hachimiya tente d’aborder la place de la femme dans le mariage arrangé aux Comores. Elle filme des regards croisés féminins sur une mise en situation fictionnelle dans laquelle un homme est imposé à une jeune fille et pointe le doigt sur la manière de penser l’union de deux êtres lorsque dans sa propre culture, le sujet de l’éducation amoureuse est passé sous silence.
Son projet de film « Yasmin » a été un des 4 retenus parmi 70 postulants pour l’Atelier DE L’ECRIT A L’ECRAN du Festival International du Film Francophone de Namur (Belgique), édition 2010.

Dans cet entretien accordé à Comores2016-2021, Hachimya nous parle de son parcours et de sa passion pour le cinéma. Elle revient sur ses projets et ses différentes rencontres avec les habitants des 4 îles. Pour la réalisatrice du « Destin Tracé, » la maison est devenue et reste un symbole de réussite chez les comoriens. Et construire une grande maison est comme une obsession chez le comorien qui voit en cette maison, un moyen d’exposer sa réussite aux autres membres de la communauté. Hachimya se désole que la majeur partie des grandes maisons construites aux Comores sont inhabités alors que certains familles qui résident aux alentours de celles-ci vivent dans des maisons en pailles ou en tôles, alors qu’elles pouvaient profiter et habiter.

14 avril 2016

Construire une grande maison est un moyen pour le comorien de montrer aux autres qu’il a reussi or la plupart de ces maisons sont inhabités #Hachimya Ahamada

Hachimya Hamada est une  cinéaste et réalisatrice comorienne. Née en France , cette jeune réalisatrice découvre à l’âge de 21 ans le pays d’origine de ses parents : l’Archipel des Comores. Sortie diplômée de l’Insas en 2004, elle a choisi d’orienter son travail de mémoire sur le thème de l’exil et du déracinement, sujets qui la préoccupent et qui répondent à sa quête identitaire franco-comorienne. Son intention première est d’explorer de manière insatiable, par le biais du cinéma, l’histoire du […]
13 avril 2016

Elévation du niveau de la mer et ses conséquences aux Comores

Par Ali Hassani La communication nationale initiale sur les changements climatiques laisse apparaître qu’à l’instar des petits états insulaires en développement (PIED), les Comores sont très vulnérables aux dérèglements climatiques. A cet égard le pays est exposé à la multiplication des cyclones et leur violence aggravée, à l’élévation du niveau de l’océan, à la sécheresse, et aux inondations. Ces aléas sont de nature à provoquer des bouleversements dans cet archipel dont l’économie et la vie sont largement tributaires de l’agriculture, du […]
21 mars 2016

En France,nombreux étudiants comoriens ne vont pas jusqu’au bout de leurs études # Dr Ibrahim Barwane

Dr Ibrahim Barwane est anthropologue, auteur et comédien comorien. Il a soutenu une thèse de doctorat en anthropologie sur « Les rapports entre politiques, notables et religieux en Grande Comore ». Dans cette entrevue accordée à Comores2016-2021, il revient sur le système éducatif comorien qu’il considère comme inadapté et sans débouché. Pour l’anthropologue, si beaucoup d’étudiants ne retournent pas au pays après leurs études, c’est parce qu’ils ont peur d’être au chômage ou de trouver un emploi correspondant à leur […]
8 mars 2016

Le manque des données médicales aux Comores : un handicap majeur pour une bonne planification de politique sanitaire.

Dr Azhar Salim Mohamed et Daniel Ben Ali Fahad L’objectif de cette note est de rappeler aux autorités sanitaires, l’utilité du recueil et du traitement des données médicales. Aux Comores, les données sanitaires font défaut dans presque tous les domaines à tous les niveaux. Pourtant, la collecte et l’exploitation des données médicales restent des éléments primordiaux pour tout pays. Elles permettraient aux autorités sanitaires de prévenir, d’améliorer ou d’adapter des mesures préventives. A cela, peut s’ajouter une nécessité dans certains […]