Dr Ibrahim Barwane est anthropologue, auteur et comédien comorien. Il a soutenu une thèse de doctorat en anthropologie sur « Les rapports entre politiques, notables et religieux en Grande Comore ». Dans cette entrevue accordée à Comores2016-2021, il revient sur le système éducatif comorien qu’il considère comme inadapté et sans débouché. Pour l’anthropologue, si beaucoup d’étudiants ne retournent pas au pays après leurs études, c’est parce qu’ils ont peur d’être au chômage ou de trouver un emploi correspondant à leur formation une fois aux Comores . L’auteur de »Dialogue de sourds ou malentendu” passe en revue la situation de l’étudiant comorien en France. Pour lui, beaucoup de jeunes étudiants comoriens qui arrivent en France sont plus préoccupés à travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Il soutien que plusieurs d’entres eux ne vont pas au bout de leurs études. Pour lui certains étudiants font tous pour avoir les papiers pour pouvoir rester en France. Le mariage dans les foyers devient donc le seul moyen qu’ils ont pour avoir leur carte de séjour.
Pour Dr Barwane, l’étudiant comorien est confronté à plusieurs problèmes. Il est non seulement handicapé par son niveau d’étude mais aussi par l’absence de structure accueil des étudiants leurs permettant de s’épanouir intellectuellement car nombreux de ceux qui hébergent ces derniers n’ont pas fait d’études et passent leurs temps à regarder des vidéos de mariages. L’anthropologue revient enfin sur l’attitude de la société comorienne. Selon lui, le grand comorien ne se fixe qu’un objectif primordial qui est de faire le “Anda” (grand mariage) afin accéder à l’honneur et être respectable. Et lutter contre ce fléau prendra beaucoup de temps. L’auteur de « L’Esprit du Bangwe » estime que le “Oukoumbi”( mariage fait dans les foyers en France ) est une sorte de business que les gens font pour se faire de l’argent. Enfin anthropologue revient sur le manque d’ouverture des comoriens. Pour lui, ces derniers veulent toujours reproduisent les mêmes stéréotypes, les mêmes clichés du pays en France.
21 mars 2016

En France,nombreux étudiants comoriens ne vont pas jusqu’au bout de leurs études # Dr Ibrahim Barwane

Dr Ibrahim Barwane est anthropologue, auteur et comédien comorien. Il a soutenu une thèse de doctorat en anthropologie sur « Les rapports entre politiques, notables et religieux en Grande Comore ». Dans cette entrevue accordée à Comores2016-2021, il revient sur le système éducatif comorien qu’il considère comme inadapté et sans débouché. Pour l’anthropologue, si beaucoup d’étudiants ne retournent pas au pays après leurs études, c’est parce qu’ils ont peur d’être au chômage ou de trouver un emploi correspondant à leur […]
8 mars 2016

Le manque des données médicales aux Comores : un handicap majeur pour une bonne planification de politique sanitaire.

Dr Azhar Salim Mohamed et Daniel Ben Ali Fahad L’objectif de cette note est de rappeler aux autorités sanitaires, l’utilité du recueil et du traitement des données médicales. Aux Comores, les données sanitaires font défaut dans presque tous les domaines à tous les niveaux. Pourtant, la collecte et l’exploitation des données médicales restent des éléments primordiaux pour tout pays. Elles permettraient aux autorités sanitaires de prévenir, d’améliorer ou d’adapter des mesures préventives. A cela, peut s’ajouter une nécessité dans certains […]
7 mars 2016

Le modèle entrepreneurial comorien est fructueux Mais beaucoup de gens font que du business pour manger et non à long terme #Ghalil Achirafi

Ghalil Achirafi est un jeune entrepreneur comorien. Il est le co-fondateur de la grille Montsi.tv, une webtélé qui traite des sujets d’actualité sous forme de débat ainsi que des émissions culturelles, économiques, sociales et des fictions. Dans cette entrevue accordée à Comores2016-2021.org, Ghalil nous parle des ambitions de la WebTV qu’il souhaite bientôt lancer avec son collaborateur Farouk Djamily. Il évoque les difficultés financières indispensables au lancement du projet. Pour Ghalil, il y a beaucoup de talent aux Comores et […]
28 février 2016

L’union des Comores, un pays aux hôpitaux sans morgues : guérison à 100%?!

Par Daniel Ben Ali Fahad L’objectif de cette note est de mener une analyse sur l’absence des morgues dans un pays où les hommes vivent et meurent comme tous les humains sur terre. À travers les siècles, l’espèce humaine a témoigné que tout être vivant, finies par mourir. Le monde hospitalier bien qu’il soit régit par des connaissances millénaires et scientifiques, la guérison des malades reste variable selon plusieurs paramètres. Dans les hôpitaux comoriens comme tous les hôpitaux du monde, il […]