Par Iddy Soidroudine BOINA

Cette note cherche à éveiller la conscience du peuple, surtout les jeunes générations, du danger que représente le phénomène du communautarisme aussi bien pour la consolidation que pour la construction de l’unité nationale.

La nation dans l’ensemble des pays anciennement occupés a été un aspect très important pour les jeunes États africains nouvellement indépendants. Alors que dans certains  pays occidentaux, la nation a précédé l’État, en Afrique c’est l’inverse qui s’est produit. Les Comores n’en font pas exception dans la mesure où elles font partie des pays devenus indépendants après plusieurs années de colonisation. La question de la nation est au centre de la stabilité voire de l’unité de ce jeune  État. Il est indispensable de souligner que l’instabilité politique qui a duré presque plus d’un quart de siècle a fait que l’unité nationale tant recherchée s’est toujours heurtée à une désorganisation politique. A cela, s’ajoute l’absence d’un apprentissage à la citoyenneté. Peu sont ceux qui ont la fibre patriotique et se considèrent comoriens avant tout.

Pourquoi cette désunion du peuple comorien ?  Quelles perspectives idoines permettant de reconstruire l’unité ?

Deux thèses gouvernent la société dans la construction d’une nation. D’une part la théorie dite objective et déterministe d’obédience allemande qui considère que la nation est le partage commune d’une race, d’une religion, d’origine, d’une géographie  entres autres, d’autre part la théorie dite subjective  ou volontariste d’obédience française qui considère que la nation est cette volonté commune de vivre ensemble dans la différence. Nous allons donc nous appuyer sur ces deux thèses pour essayer d’apporter quelques éléments de réponse à notre questionnement.

Mot clés : nation, patrie, peuple, Comores, communauté, mentalité

 

  1. Quand l’esprit villageois empêche la consolidation de l’unité nationale.

A l’instar de plusieurs pays, les Comores forment un peuple aux origines culturelles et géographiques multiples. Pour autant, cela ne devrait en aucun cas constituer un obstacle à la fondation d’une nation. Les américains sont, eux aussi issus de plusieurs pays et pourtant, ils forment aujourd’hui une des nations les plus puissantes du monde. Sur le continent Africain, on pourrait aussi citer le Sénégal, la Guinée, lesquels, ont été séparés de leurs peuplements lors de la colonisation, mais qui ont réussi à forger leur identité en s’adaptant malgré leurs différences.

L’idée  de nation renvoie à une communauté humaine caractérisée par la conscience de son identité historique ou culturelle, et souvent par l’unité linguistique ou religieuse. Aux regards de ces caractéristiques, la nation comorienne ne souffre d’aucune  ambiguïté quant à l’identité propre de celle-ci.

Pourtant le comorien s’identifie d’abord à sa famille, à son village, ensuite à sa région et plus loin à son île. Et ces identités familiales, communales, régionales et insulaires constituent un frein réel à l’émergence d’une identité nationale. Cette attitude le rend plus exclusif. Il ne travaille guerre qu’avec les gens issus de sa localité ou sa région. L’esprit villageois est son mode de fonctionnement. L’administration est transformée en royaume où la tribu se partage le pouvoir. Ce mode de gouvernance ralentit non seulement le processus d’unité et le sentiment national, mais paralyse également le développement du pays car ceux qui sont recrutés sont rarement les plus qualifiés. Le système clanique et le copinage  supplantent le diplôme et la spécialité, lesquels sont devenus  des accessoires inutiles pour trouver un emploi dans ce système.

Dans ce désordre institutionnel,  les notions de citoyen, de patriote sont presque inconnues du Comorien. Il confond souvent l’intérêt général avec l’intérêt clanique. Il crie à l’injustice seulement lorsqu’on épingle un proche de la même ville ou région. Il n’est pas rare de voir des poursuites judiciaires abandonnées sous la pression de notables d’une ville ou d’une région.

Il est encore temps de séparer l’autorité étatique de l’autorité traditionnelle car ce mélange sape le respect des règles démocratiques et l’égalité des droits et devoirs des citoyens.

En quarante ans d’indépendance, le Comorien reste toujours dans la caverne. Il ne conçoit d’intérêt que s’il se rapporte à lui, à sa ville ou sa région. L’État comme bien commun est quasi méconnu pour le comorien. Lorsqu’il fraude l’électricité ou les fiscs, il ne se sent jamais concerné par les répercussions de son acte puisqu’elles sont subies par la communauté dans son ensemble et non sur lui.

Cette posture clanique du comorien va au-delà même des rapports sociaux. Dans l’administration, tout est mystifié. Celui qui détient une parcelle du pouvoir le garde et se le partage jalousement entre membres du clan au point qu’il ne tolère guerre qu’une personne externe puisse en bénéficier.  Nombreux sont ceux qui seraient prêts à sacrifier la nation, à confisquer des biens de l’Etat comme s’ils en étaient  propriétaires. S’ils ne peuvent pas tirer profit d’une situation, personne d’autre n’en tirera profit. Le « soit c’est moi ou personne » est le propre du Comorien. Il ne s’efface que rarement au profit de l’ensemble, ce qui ne fait que supplanter l’unité et l’essence du patriotisme. Cette haine de soi traduit un sentiment de méfiance et d’individualisme. Cette pratique tribale est d’autant plus dangereuse qu’elle est tolérée et encouragée par la société. N’est-il pas courant que l’on traite d’enfant maudit celui qui n’attribue pas le pouvoir à ses proches lorsqu’il en détient ?

Cette situation conduit aujourd’hui à un constat amer. Après quarante années d’indépendance, l’administration comorienne n’obéit à aucune règle de méritocratie. Or, c’est à travers elle qu’une nation se crée et se consolide. La gestion régionale et villageoise du pouvoir a installé un effet  de distanciation du peuple comorien dans sa relation à un idéal supérieur.

Il est vrai que certains faits laissent apparaître une certaine unité du peuple. Qui ne se souvient pas de l’aura patriotique retenti lors des jeux des îles de l’Océan indien de 2015[1] ou encore celle observée lors des matchs de foot ou plus loin lors du crash du Yemenia. Mais  faudrait-il encore que l’engouement que provoquent ces événements se manifeste dans l’ensemble du territoire, du moins dans sa majorité[2].

Il est temps que le Comorien se rend compte de sa vulnérabilité. Ne faudrait-il pas commencer par bannir les expressions anjouanais, grand comorien, mahorais ou mohelien ? La force d’un peuple réside dans l’unité, car aucune île, ni aucune région ne peut prospérer seule. L’état d’esprit  qui doit primer chez tout Comorien doit être celui de considérer l’île de naissance comme un accessoire et de se sentir comorien à part entière.

  1. L’unité nationale fragilisée par un communautarisme qui s’exporte

Le comorien est communautariste. Il ne se sent à l’aise qu’avec ses proches, du même village, de la même région ou de la même île. Une attitude qui ne fait que creuser la tombe de l’unité. Ce communautarisme commence lorsqu’il est hors de son lieu de naissance, de sa ville ou de région. Il cherche toujours à cohabiter et à partager avec une personne de sa région à défaut d’avoir trouvé quelqu’un de son village. A l’étranger, il se lie d’affinité de préférence avec ceux du même village, région ou île, et rarement avec les gens de régions différentes voir même d’île différente. Au Sénégal comme au Maroc, en Guinée comme à Madagascar, les étudiants comoriens reproduisent l’organisation sociale à plus de huit mille kilomètres derrière eux. Au lieu de former une grande association capable de défendre les intérêts de tous, les énergies sont dispersées ou démultipliés dans des organisations insignifiantes et incapables de devenir un interlocuteur dans le pays hôte. En France, la diaspora comorienne est  estimée à plus de 300.000. Et en dépit de ce chiffre très impressionnant, ils sont  éparpillés dans différentes associations à connotation villageoise ou régionale. Il n’existe pas de projet de société commun de la diaspora, car un tel projet verrait le jour si cette diaspora était unanime. Au lieu de cela, les villes et régions ont leurs micro-associations et ne conçoivent que des mini projets villageois.

Malgré  l’existence d’associations fédératrices de l’unité dans ces pays, beaucoup préfèrent adhérer aux associations villageoises et régionales plutôt qu’à une association nationale.

On y voit mal comment des élites expatriés qui n’ont pas été capables de s’unir à l’extérieur puissent l’être une fois au pays. Cette mentalité cultive un sentiment d’individualité et provoque la dislocation du peuple comorien.

Comme nous l’avons évoqué un peu plus haut, le Comorien tant à se considérer d’abord  comme un produit d’un village, d’une région et d’une île. Les Comoriens n’ont pas de tribut comme sur le continent mais pire, ils ont le village. Cela est encore palpable aux Comores dans les rapports entre les ruraux et la capitale. En effet, alors la propreté et l’assainissement de la capitale devraient être l’affaire de tous, ils sont considérés comme propres à la population de Moroni. De ce fait, une conscience collective pour un changement révolutionnaire demeure  illusoire  car il faut avoir une nation, une population éduquée pour espérer une révolution collective.

Dans un autre registre, c’est la stigmatisation qui supplante la construction de la nation. La religion et la culture qui devaient nous réunir pour forger l’unité, sont celles qui nous divisent le plus. Le désir commun de vivre ensemble est loin d’être dans nos esprits et dans nos cœurs. Le Grand Comorien stigmatise sans arrêt l’Anjouanais ;  l’Anjouanais « tape » sur le Mohélien, et ce dernier se retourne contre le Grand Comorien. Ce comportement a fait que l’unité est toujours souillée par des vexations  des préjugés liés au lieu de naissance des uns et des autres. Que dire des mariages où l’union   entre personnes de villes différentes encore moins d’île différente n’est pas l’usage. Toute cette mentalité communautariste a fait que le Comorien s’éloigne de plus en plus de ses frères du même pays. Il est clair que l’instauration de la présidence tournante n’a fait qu’empirer les choses et favoriser l’identité insulaire. On constate aujourd’hui l’absence d’un sentiment d’appartenance à un Etat chez la plupart des Comoriens.  Les légères différences rituelles et phonétiques sont mises en avant pour justifier cette division. Or, notre diversité ne doit pas être en-soi une cause du communautarisme et d’une désunion. Un pays comme le Sénégal à titre d’exemple,  a plus d’une dizaine d’ethnies et  plus de cinq langues parlées, pourtant ils cohabitent et convergent ensemble dans une seule identité, sénégalaise.

Aux Comores, il n’y a pas de disparité ethnique encore moins une minorité ethnique sur l’ensemble du pays. On ne retrouve pas non plus une diversité raciale ou sociale. Et contrairement à d’autres pays, les Comores n’ont pas connu de guerre civile. La crise séparatiste de 97 a laissé certes des séquelles, mais il ne faut pas perdre de vue que celle-ci a été plus une instrumentalisation qu’une volonté de masse en faveur de la division. L’Etat qui était censé tirer les leçons de cette crise  est abonné absent. Aucune démarche tendant à réunifier les habitants des iles d’Anjouan et de Grande Comore n’a été entreprise. Les politiques se sont empressés de signer l’accord de Fomboni sans vraiment poser les jalons ayant amené à la crise. Une commission de réconciliation nationale était nécessaire pour raffermir les liens. En revanche, l’Etat s’est limité à un accord politique et a négligé l’aspect sociologique de la crise.

  1. L’oisiveté de l’Etat, facteur de dislocation de la nation

La nation et la patrie ne peuvent faire ménage avec la configuration actuelle de la société comorienne. La question de la nation comorienne doit être érigée comme une priorité nationale. La croissance, l’amélioration du système sanitaire, l’assainissement de la justice, la lutte contre le chômage entres autres, sont certes des préoccupations de premiers ordre, mais tant que les comoriens ne seront pas comoriens dans leurs âmes et dans leurs consciences, tout effort de développement sera voué à l’échec car un patriote de circonstance ne songe pas au futur, mais à l’immédiat.

Pour les petites iles que sont les Comores, le désir commun de vivre ensemble doit être une priorité nationale. Cependant on observe depuis plus d’un quart de siècle que l’Etat censé incarner l’ensemble,  poser les jalons de la construction et de la consolidation de la nation, est quasi absent. Dans plusieurs localités si ce n’est que dans l’ensemble du territoire, les missions de l’Etat sont exercées par les villages. Ce système laisserait penser que l’Etat est décentralisé, mais il n’en est rien.  Les routes comme les hôpitaux, les écoles comme l’accès à l’électricité ou à l’eau potable entre autres sont des problèmes auxquels font face chaque jour les citoyens. Ce sont souvent les villages eux-mêmes qui cotisent pour pallier à ces besoins de première nécessité. Cette situation creuse de plus en plus le fossé de la nation. Dans la mesure où celle-ci s’identifie à un Etat, lorsque celui-ci est quasi inexistant, la nation peut-elle  exister ?  Ce paysage fragilise le lien social reliant l’Etat à ses citoyens.

Dans cet Etat comorien désorganisé, peu accessible, loin de ses citoyens et mal gouverné, s’est installé  une crise de confiance entre le politique et le peuple. Ce dernier n’a de cesse de dénoncer l’inefficacité de la justice, de la sécurité, de l’éducation et du système santé.

En effet, l’autorité de l’Etat est souvent mise à mal. Son incapacité  à faire régner l’ordre dans les conflits inter-villageois démontre à quel point l’Etat est beaucoup plus fragile. Certains villages se font la guerre et se font justice depuis des décennies et sous l’œil de l’Etat. Eu égard à cela, les comoriens se replient sur des réflexes communautaires pour pallier l’inaction de l’Etat. Il est donc urgent que l’Etat prenne ses responsabilités afin qu’émergent l’identité et l’unité nationale.

Cette construction d’une nation  n’est pas du seul ressort de l’Etat, le peuple a aussi un grand rôle à jouer dans la consolidation de l’édifice national. Il est indéniable que le peuple comorien provient d’îles distinctes, mais sœurs. Chacun doit comprendre que s’il est né à Mohéli, Anjouan, Mayotte ou Grande-Comore, ce n’est que le fruit du hasard. La fierté qui doit animer chacun devrait être l’identité comorienne. Une identité indivisible. Il n’y pas de doute que si  l’on ne se mélange pas, la stigmatisation finira par détruire et disloquer les îles. Le développement de chaque île doit être l’affaire de tous les habitants des différentes îles car c’est avec ce dynamisme que l’unité nationale sera forgée. Et quoi de plus unifiant que le mariage inter-île ?

Il est temps que l’on prenne conscience du danger que constitue le déclin de la nation.

Recommandations

  • Aux enseignants

Le désir de vivre ensemble s’apprend et s’enseigne. Il appartient aux enseignants du niveau primaire d’inculquer aux jeunes générations, les valeurs morales de la République. Les symboles de la nation et la fraternité qui doit exister entres un peuple reparti en 4 îles. C’est cette éducation qui permettra aux générations futures d’avoir la fibre patriotique. Valoriser et enseigner l’éducation civique ainsi que les valeurs de la République seraient des atouts considérables dans la construction nationale.

      -Aux prédicateurs religieux

La religion musulmane est synonyme de paix, les prêcheurs doivent multiplier leurs discours en faveur de l’unité d’un peuple, uni par la même foi musulmane. Elle doit servir de tribune pour prôner la paix.

Aux associations de jeunes

L’avenir d’un pays dépend de la mobilité de sa jeunesse. Il faut que les associations de jeunes décentralisent leurs actions à travers toutes les îles et différentes régions du pays pour afin apporter un nouveau leadership à la jeunesse collective comorienne.

-Aux autorités locales

Les collectivités locales doivent multiplier la coopération entres elles afin de créer une synergie entres elles pour favoriser l’unité.

-Aux autorités étatiques

Il appartient à l’Etat de créer les voies et moyens afin de favoriser consolider l’unité nationale. Plusieurs mesures peuvent être prises dans ce sens, comme la création d’une commission de consolidation nationale. L’affectation des agents de l’Etat dans des iles distinctes de leurs iles de naissances (enseignants, médecins, agent de services etc.) favoriserait la consolidation et l’émergence de l’unité. Sur ce volet L’Etat devrait prévoir des sanctions administrations sévères contre les fonctionnaires qui refuseraient d’être affecté dans les autres iles.

Rendre obligatoire l’exécution de l’hymne national dans toutes les écoles publiques comme privées avant le démarrage des cours afin de rappeler aux futures élites, l’importance des mots d’unité et de solidarité contenus dans celle-ci.

-Aux Artistes

La musique a le pouvoir d’éveiller les consciences. Les artistes comoriens de tout bord et de tout genre  doivent comprendre la nécessité de rythmer leurs chansons sur la moralisation et la promotion de l’unité, de l’identité comorienne. Cette promotion passera aussi à travers des manifestations culturelles dans l’ensemble. La création d’une structure regroupant tous les artistes comoriens permettra de mieux relayer la communication et assurer une meilleure sensibilisation de la population. En outre l’instauration d’un festival culturel annuel de l’unité serait un moyen de réconcilier ce peuple désuni par des préjugés.

Iddy Soidroudine Boina

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[1]             -La délégation comorienne s’est retirée des jeux lorsque Mayotte, l’île comorienne occupée illégalement par la France, a brandit le drapeau français en violation de la charte des jeux. Ce retrait avait suscité l’engouement d’une fierté nationale

[2]–  Certains habitants d’Anjouan et Mohéli considèrent l’équipe de foot comme une sélection grande comorienne et non comorienne du fait qu’il y ait plusieurs joueurs nés à la grande Comores. La commémoration des disparus du crash Yemenia s’est uniquement fait à Moroni

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